Fine Art Impression murale d’une porte patinée dans l’Est de Londres
Cette porte n’essayait pas d’être vue, elle l’était simplement. Nichée dans une ruelle de l’Est de Londres, la porte était usée jusqu’aux os. Des couches de bleu s’écaillent comme de vieilles histoires. Des graffitis l’entouraient comme si la ville essayait de répondre. Je suis passé devant, une fois, puis encore une fois. J’ai dû revenir avec l’appareil photo.
Il existe une certaine forme d’élégance que seule la décadence peut offrir. Cette porte a vécu. Il a été frappé, tagué, peint et ignoré. Le panneau « Ouverture prochaine » est à moitié effacé. Les barres sont rouillées. Et pourtant, l’ensemble tient comme une sorte de collage accidentel. C’est ce que j’ai vu : une honnêteté visuelle qu’on ne peut pas simuler ou recréer. Cela n’a jamais été censé être de l’art. Mais d’une manière ou d’une autre, c’est devenu ça.
Londres a une manière de porter son histoire comme de la peau. Parcourez suffisamment de ruelles et vous trouverez des endroits comme celui-ci, des coins oubliés qui bourdonnent encore d’énergie. Ce n’était pas un point de repère. Personne ne l’a organisé. Mais il y avait de la présence. Texture. Personnage. Et je voulais le préserver avant qu’il ne soit nettoyé, démoli ou repeint.
J’ai cadré le cliché de face, sans astuce. Laissez la géométrie parler d’elle-même. La porte. Les lambris. Les cicatrices dans le bois. Ce n’est pas symétrique, mais c’est solide comme s’il tenait toujours la ligne, même si le temps passe.
© Dan Kosmayer, 2023






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